
Un soir de novembre dernier, sous la pluie battante de Rennes, j’étais affalé devant mon écran, les yeux piquants. J'avais devant moi une pile de 50 tickets de support quasiment identiques : des erreurs de saisie dans un outil interne qui nous faisaient perdre un temps fou. Je me suis dit qu'il devait y avoir un moyen de scripter une automatisation dans le navigateur pour gérer cette saisie répétitive à ma place. C'est ce soir-là que j'ai réalisé que mes bases en réseau ne suffisaient plus.
En tant que technicien support dans une petite boîte près de Rennes, j'ai appris le réseau et un peu de code tout seul, en grattant des heures sur mes soirées. On vient souvent me voir avant de payer une formation parce que je suis celui qui a réellement regardé les vidéos et fait les exercices. À savoir avant de cliquer : une partie des liens de ce site sont des liens affiliés. Un achat effectué via l'un d'eux me rapporte une commission, sans aucun impact sur le prix affiché pour vous. Mon avis reste fondé sur les formations que j'ai moi-même suivies, comme mon parcours de technicien réseau en autodidacte.
Pourquoi un technicien support s'intéresse-t-il à JavaScript ?
Au début, je pensais que le code, c'était pour les développeurs. Mais en support, on passe nos journées sur des navigateurs. Que ce soit pour administrer un routeur via une interface web ou pour gérer des tickets sur un SaaS, tout passe par les ports standards 80 et 443. Je me suis rendu compte que si je voulais créer des outils qui aident vraiment mes collègues, je devais comprendre comment le navigateur "pense".
Le JavaScript, c'est un peu le système électrique d'une maison. Le HTML, c'est les murs ; le CSS, c'est la peinture ; mais si vous voulez que la lumière s'allume quand vous appuyez sur l'interrupteur, il faut du JavaScript. Dans le milieu du support, c'est souvent le langage utilisé pour créer des extensions de navigateur qui peuvent injecter des fonctionnalités là où il n'y en a pas. À Rennes, avec le Pôle d'excellence cyber, on entend beaucoup parler de code sécurisé, et comprendre ce qui se passe côté client est devenu indispensable pour moi.

Le plongeon dans la formation pratique
J'ai commencé la JavaScript : formation 100 % pratique [Pour aller plus loin] début janvier. Ce qui m'a attiré, c'est la promesse d'apprendre par la pratique. Je ne suis pas un ingénieur, les cours théoriques sur la structure des données me font bailler au bout de dix minutes. J'ai besoin de voir un truc bouger sur mon écran.
La formation attaque directement avec les bases modernes, ce qu'on appelle l'ES6 (la mise à jour majeure de 2015 qui a rendu le langage beaucoup plus propre). Au début, c'était fluide. Mais j'ai vite compris que manipuler le Document Object Model (DOM), c'est-à-dire l'arborescence de la page web, c'est une autre paire de manches que de configurer un VLAN. C'est comme essayer de ranger un bureau pendant que quelqu'un d'autre continue de jeter des papiers dessus.
Je me souviens d'un moment précis, vers minuit, où la lumière bleue de mon moniteur se reflétait sur ma tasse de café froid. Je fixais mon code depuis une heure, incapable de comprendre pourquoi mon bouton ne faisait rien. Il me manquait juste une accolade de fermeture. C'est ce genre de détails qui vous rend humble face au code.
Le moment où tout a basculé (en bien et en mal)
Le vrai déclic est arrivé vers la mi-mars. J'ai réussi à écrire un petit script qui allait interroger notre API interne pour récupérer des données et les afficher dans un tableau de bord personnalisé. Quand j'ai vu s'afficher le code de statut HTTP 200 dans ma console — le signal que la requête avait réussi — j'ai eu l'impression d'avoir craqué un coffre-fort. Ce script me sauvait environ une heure de vérifications manuelles chaque jour.
Mais tout n'a pas été rose. Un soir, j'ai ressenti ce grand vide dans l'estomac, ce sentiment de naufrage quand j'ai fait planter ma console de développement locale. J'avais créé par accident une boucle infinie dans une instruction 'while'. Mon navigateur a gelé, mon ventilo s'est mis à hurler, et j'ai dû forcer l'arrêt de tout le système. C'est là que j'ai compris que le JavaScript, bien que puissant, est un langage qui peut vite devenir désordonné si on n'est pas rigoureux.

JavaScript ou Python : le dilemme du technicien
C'est ici que je vais peut-être vous surprendre. Après avoir passé des mois sur cette formation, je pense qu'apprendre JavaScript pour créer des outils de support est parfois une erreur stratégique. Si votre but est uniquement l'automatisation de tâches complexes en arrière-plan, vous devriez sérieusement considérer de choisir entre une formation Cisco ou Python.
Le JavaScript est génial pour l'interface, pour le "visuel". Mais pour manipuler des fichiers, scripter des serveurs ou gérer des bases de données lourdes, le code devient vite un sac de nœuds. Python est bien plus maintenable et logique pour quelqu'un qui vient du monde système et réseau. J'ai trouvé que la logique de Python ressemblait plus à celle d'une recette de cuisine, alors que JavaScript ressemble parfois à une discussion improvisée où tout le monde se coupe la parole.
Si vous voulez comprendre comment fonctionne le web à 98% (puisque c'est la part de sites utilisant JS), cette formation est top. Mais si vous voulez automatiser vos sauvegardes ou vos déploiements, jetez un œil à la formation au langage Python. C'est un complément souvent plus rentable pour notre métier.

À qui s'adresse vraiment cette formation ?
Je ne conseillerais pas cette formation comme tout premier contact avec l'informatique. Si vous ne savez pas ce qu'est une adresse IP ou comment fonctionne une requête HTTP de base, vous allez souffrir. Il vaut mieux commencer par des bases solides, peut-être avec une formation Cisco : réseaux et systèmes, pour comprendre l'infrastructure avant de vouloir coder par-dessus.
Cette formation JavaScript est parfaite pour vous si :
- Vous maîtrisez déjà un peu le HTML/CSS (même si c'est juste pour bidouiller).
- Vous voulez créer des extensions Chrome pour votre équipe de support.
- Vous en avez marre de ne rien comprendre quand un développeur vous parle de "promesses" ou de "callbacks".
En revanche, attendez-vous à devoir rejouer certains modules. J'ai dû revoir la partie sur l'asynchronisme trois fois avant que ça ne clique. Le formateur explique bien, mais le concept lui-même est tordu pour un cerveau habitué à la linéarité du support réseau.

Le verdict de terrain
Ce dernier mois de juin, j'ai enfin pu mettre en production un petit outil qui aide mes collègues à diagnostiquer les problèmes de connexion des clients directement depuis leur navigateur. C'est gratifiant. Mais avec le recul, je me rends compte que j'aurais pu faire la même chose, plus proprement, avec un script Python si je n'avais pas eu besoin de cette interface visuelle.
JavaScript est un outil puissant dans la boîte à outils d'un technicien, mais ce n'est pas le couteau suisse universel qu'on nous vend parfois. C'est un langage exigeant qui demande de la patience, surtout quand on apprend seul le soir après une journée à gérer des utilisateurs agacés. Si vous avez le courage de vous y mettre, la formation JavaScript que j'ai suivie est un excellent guide, à condition de ne pas avoir peur de se casser les dents sur quelques accolades manquantes.
Avant de vous lancer, demandez-vous : est-ce que j'ai besoin que mon outil soit "joli" et dans un navigateur, ou est-ce que j'ai besoin qu'il soit efficace et robuste ? Si c'est la deuxième option, comparer Python et JavaScript est la première étape indispensable avant de sortir la carte bleue.